Salle de boisures, cabinet d'écriture,
Mon esprit, en ton sein, se vide sur papier,
Se décharge en comptant les innombrables pieds
Qui noircissent ce bois, jadis d'un blanc si pur.
Sur le mur est fixé un tableau sans visage,
Innocent, effacé par un temps qui ravage;
Le passé le voyait comme un prince de sang,
Parcourant, dans les rangs, le bassin de Dormans.
Le présent, t'ignorant, ne sait plus qui tu es:
Le mistral agitait tes cheveux faits de jais;
Ta stature d'honneur, ta beauté renommée,
Encouragent l'espoir de tes hommes armés.
Ils désirent se battre au péril de leur vie,
Taillader le pasteur qui les tient en mépris,
Massacrer sa famille,extirpée de chez elle,
Profaner le charnel et le spirituel.
Désormais arraché au lointain paradis.
Leur esprits égarés vagabondent ainsi,
Cherchant en vain cette cruelle rédemption,
Parcourant sans fin, un monde de damnation.
Protestant, musulman, catholique, hérétique,
qu'importe ton culte, ta foi égocentrique,
tu sers le même Dieux que ceux que tu détruis,
Lâche les armes et, de cette paix, jouis
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