mercredi 5 janvier 2011

Au Lecteur

Lecteur, de ces vers, tu n'en trouveras
Aucun qui ne soit parfait.
Peut être dans un, tu te complairas;
Moi, je n'en suis satisfait.

Lis en cependant le plus que tu peux
Pour que mon orgueil blessé
Puisse enfin retrouver, un temps soit peu,
L'ardeur qui l'a délaissé!

Mon ambition aspire à la grandeur,
Mais mon esprit étriqué
Ne peut revendiquer cette splendeur
Qu'il désire fabriquer.

C'est vrai, j'aurais pu corriger mes vers;
Mais le passé persévère,
Je l'assume; qu'il vous fasse donc peur,
Eternel, qu'il me demeure.

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